La fosse des Mariannes regorge de bactéries, à 11km de profondeur | Geek Café
mercredi 20 mars

La fosse des Mariannes regorge de bactéries, à 11km de profondeur

Une équipe de biologiste a récupéré des échantillons de la zone la plus basse de la croûte terrestre, la fosse des Marianne au sud-est du Japon dont le fond se trouve à près de 11km de profondeur. Malgré des conditions extrêmes de pression, les analyses révèlent que le même dans cet environnement la vie microbienne pullule. Ces bactéries pourraient avoir un grand impact cycle du carbone de la planète et donc sur le climat.

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En 2010, une équipe de scientifique avait envoyé dans le fond de la fosse des Mariannes un sous-marin télécommandé, le Challenger Deep. Apres avoir récupéré un peu de la boue qui constitue le fond de la fosse, les biologistes ont cherché à quantifier la vie présente à cette profondeur, s’attendant d’abord à des résultats limités vu les conditions extrêmes de pression régnant à ses profondeur.

Les analyses qui viennent d’être publiés dans Nature Geoscience contredisent complètement cette théorie, la fosse des Marianne, c’est apparemment le paradis des bactéries. Bien tranquilles jamais dérangées, la nourriture qui tombe du ciel, le pied quoi. Ronnie Glud de la University of Southern Denmark commente :

Les microbes se nourrissent du flux constant de matière organique qui coule au fond de l’Océan Pacifique. En faisant cela, ces bactéries jouent probablement un rôle crucial dans le cycle global du carbone sur la planète, ce qui affecte entre autres le climat à la surface.

Alala comme quoi, la vie se joue de bien des contraintes… si des organismes peuvent se développer à 11km de fond sans lumière dur de croire qu’elle ne se développe pas sur au moins une autre planète ! (bon pour nuancer, les bactéries vivent de la matière organique qui coule donc elles sont déjà plus ou moins dépendantes de la vie à la surface, mais tout de même)

[source]

Créateur de Geek Café. Thésard flemmard spécialisé en procrastination, j’aime la science mais ce n’est pas toujours réciproque

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