Le paradoxe du chat beurré et Nyancat : Une mascarade | Geek Café
jeudi 18 avril

Le paradoxe du chat beurré et Nyancat : une mascarade

Vous en avez sûrement entendu parler, ou pire vous avez ouï cette douce musique interminable (NYAN NYAN NYAN) mais une chose est sûre, vous êtes conscient de ce grand phénomène scientifique. Le paradoxe du chat beurré n’est pas un mythe mais, à ce jour, aucune expérience n’a pu le mettre en évidence. Plus malheureux encore, il est possible qu’on nous ait menti.

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Vous l’aurez compris, cet article est purement ironique mais il permet de montrer l’étendue de l’imagination de certaines personnes couplée à un esprit cartésien et la viralité d’Internet.

Le principe du chat beurré

Le principe est assez basique car il est construit sur deux hypothèses simples et vérifiées plus loin dans l’article :

  • Un chat retombe toujours sur ses pattes,
  • Une tartine retombe toujours du mauvais coté (soit le côté beurré ou « confituré », pas de jaloux), c’est la loi de Murphy aussi connue sous le nom de loi de la tartine beurrée !

    Buttered_cat
    illustration par Greg Williams

La combinaison des deux, le chat beurré, entraîne donc une alternance de retournement et l’impossibilité pour l’objet mystique de retomber du « bon » côté, étant donné qu’ils sont tous les deux bons (ou mauvais voir le « Dark Nyancat »), résultant alors dans une sensationnelle lévitation ainsi qu’une source d’énergie infinie et renouvelable, bien sûr.

Vérification des hypothèses et conditions

  • Le chat retombe toujours sur ses pattes est assez facilement démontrable. Prenez tout de même un chat en forme et athlétique pour assurer une certaine qualité de produit, évitez également les immeubles un peu trop hauts, retomber sur ses pattes n’empêche pas un chat d’imploser.
  • Pour la tartine, plusieurs études ont été menées et semblent contredire notre hypothèse. Cela dit, d’autres études effectuées dans des conditions réelles (tartine qui tombe du bord de la table) ont prouvé que le côté beurré restait maudit. Pour plus de sécurité, nous lancerons le chat beurré du bord de la table.

Le NyanCat

Beaucoup de sites spécialisés vous expliqueront l’origine du Nyancat mais la théorie qui me semble la plus envisageable reste celle-ci. Un matin de lendemain de soirée, un homme cartésien, mais surtout jaloux des pommes et de Isaac N., prenait son petit-déjeuner lorsque sa tartine tomba en même temps que son chat. Les rotations des deux objets étant évidentes et les relents du LSD consommé la veille faisant effet, notre homme fut pris d’une hallucination qui assembla et créa le paradoxe du chat beurré. Vous remarquerez qu’il avait sûrement pris de la drogue de qualité car il a aussi vu un arc-en-ciel sortant de l’arrière-train de son chat et des étoiles autour. Bref, NyanCat était né.

Ma théorie du « Dark NyanCat »

Cet article serait resté inutile s’il ne faisait pas appel à nos méninges. Après l’explication en détail, je vais vous révéler LE secret du NyanCat : c’est une mascarade. En effet, aussi fabuleux qu’aie pu être cet élan d’imagination, la théorie s’effondre totalement lorsque l’on réfléchit un tant soit peu. Notre assemblage « tartinochat » ne devrait pas rester en lévitation mais bel et bien être attiré par le sol des deux côtés, résultant une contorsion certaine de la colonne vertébrale du pauvre animal (et aussi de la tartine). La réelle lévitation se produit lorsqu’il y a répulsion des corps. Il est donc préférable et scientifiquement correct de coller les tartines sous chacune des pattes du félin afin d’obtenir la répulsion entre le sol et, soit le dos de l’animal, soit le dos de chacune des tartines.

Bref vous l’aurez compris, on nous a menti et si vous venez de découvrir le phénomène qui a déjà fait le tour du web (et de Kidpaddle au passage), vous serez sûrement moins déçus que la population qui avait déjà ancré ce paradoxe au plus profond de leur esprit.

Pour une réelle lévitation et beaucoup plus de sérieux, je vous donne rendez-vous lors de mon prochain article sur les supra-conducteurs.

Yael

Yael

Fort consommateur de technologies aussi innovantes qu’inutiles, je me nourris du rafraîchissement des pages d’actualités numériques. Attention, allusions aux jeux vidéos fort probables.

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6 commentaires

  1. Pingback: La supraconductivité : quel rapport avec la lévitation ? | Geek Café

  2. Pasque c’est comme ça! Autre hypothèse : si ce n’est pas le cas, vous l’avez beurrée du mauvais côté. Il y a aussi le paradoxe de la lévitation félino-tartinique. Considérant que la tartine de beurre tombe toujours du coté beurré, et qu’un chat ne peut aérodynamiquement que retomber sur ses pattes, la nature ne peut résoudre le paradoxe d’un chat qui aurait une tartine de beurre sur le dos jeté par une fenêtre. L’hypothèse la plus probable serait que le chat-tartine se mette à léviter, à une hauteur modulable en fonction de la quantité de beurre sur la tartine. Les experts s’accordent à dire que la lévitation félino-tartinique pourrait être à l’origine des capacités anti-gravitationnelles de certains OVNI.

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  3. Souvenez vous: Votre tartine est-elle vraiment tombée toujours du côté beurré? C’est le syndrome du verre à moitié vide, ou tout simplement, une question d’optimisme. Nous ferons toujours plus attention à quelque chose qui à un effet négatif que quelque chose à effet positif. Parce que cela marque plus facilement les esprits, et du coup, nous avons l’impression que le monde est contre nous! Je vais illustrer mon idée très simplement. Je suis entrain de rédiger un article pour mon blog. Que pourrait-il arriver avant que je n’arrive à le publier? Une panne d’électricité? Une réactualisation de la page en cours? Une maintenance de mon hébergeur de blog? Si rien de tout cela ne se produit, je n’invoquerais pas Murphy. Cependant, si tout ce passe dans de bonnes conditions (article bien publié), je ne m’en rendrais pas forcément compte, ou je ne reléverai pas, puisque pour mon esprit, cela est normal.

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  4. Yael

    Attention Kaye, vous vous méprenez ! Il n’est point question de remettre en cause l’optimisme ou le pessimisme ainsi que les biais cognitifs qui altèrent nos souvenirs et ainsi nos déductions d’après Milton, mais bel et bien les possibilités de création énergétique que représente l’assemblement de deux objets issus du quotidient (dont un animal je concois).
    Je comprends vos doutes sur les fondements de la loi énoncée par un certain Murphy. Nous pourrions même aller plus loin en affirmant que sa démonstration ne tient pas et n’est que le fruit d’une frustation émanent de son prénom difficile à porter.

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  5. J’ai peur que le « paradoxe du chat beurré » soit une interprétation purement française. Je ne trouve pas de référence à cela dans les autres langues, et je pense qu’il s’agit d’un élément de culture française uniquement.

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