Un nouveau transistor en graphène mis au point, le retour du futur de l'informatique ? | Geek Café
mardi 14 février

Un nouveau transistor en graphène mis au point, le retour du futur de l’informatique ?

Le graphène, ce matériau cristallin de carbone découvert en 2004 par Andre Geim et Konstantin Novoselov et qui leur a valu 6 ans plus tard le prix Nobel est censé révolutionner l’informatique depuis un certain temps. Un grand pas vient peut-être d’être accompli puisque un nouveau type de transistor en graphène a été mis au point à l’université de Manchester.

Le graphène : ses avantages, ses démons

Le graphène se présente comme une feuille d’un atome d’épaisseur de carbone. Une des caractéristiques intéressantes du matériau est sa capacité à conduire le courant avec beaucoup de moins de résistance que le silicone.

C’est pour ça que depuis sa découverte tout le monde s’attend à ce qu’il permette un jour, de mettre au point des ordinateurs et des circuits beaucoup plus rapides que ceux que l’on peut trouver actuellement.

Cette facilité à faire passer le courant (faire circuler les électrons) a paradoxalement toujours représenté un problème pour l’utilisation concrète du graphène… en effet pour réaliser des circuits il faut pouvoir réguler où le courant passe et où il ne passe pas, pour pouvoir créer une logique. Les composants qui réalisent cette aiguillage sont les transistors.

Pour créer un transistor en graphène il faut donc pouvoir arrêter le courant dans le cristal de carbone… Des essais ont déjà été concluants avant celui-ci,  mais les transistors ainsi créés présentaient des fuites d’électrons dans leur position « fermée »

Novoselov, encore lui

Il semblerait donc que Novoselov et ses collaborateurs aient trouvé un moyen de remédier à ce problème de fuite d’électron en plaçant une couche de disulfure de molybdène entre deux couches de graphène. Le molybdène joue alors le rôle d’isolant empêchant les électrons de fuir d’une couche de graphène à l’autre… ce qui représente l’état fermé du transistor.

Pour l’état ouvert du transistor, les électrons qui n’ont pas dit leur dernier mot, peuvent en fait passer à travers le molybdène par un effet quantique dit effet tunnel, et cela arrive extrêmement rarement.  Mais en appliquant un tension entre les deux couches les chercheurs ont découvert que l’effet tunnel était fortement amélioré, au point de constituer un état ouvert du transistor entre les deux couches, diminuant ainsi d’un facteur 10 les fuites d’électrons dans le transistor par rapport aux essais précédents.

Les résultats publiés dans Science, ouvre la voie à une nouvelle ère de l’informatique… il semblerait que la loi de Moore n’est pas dit son dernier mot !

Créateur de Geek Café. Thésard flemmard spécialisé en procrastination, j’aime la science mais ce n’est pas toujours réciproque

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