Un transistor à un atome seulement... la porte s'ouvre vers les ordinateurs quantiques | Geek Café
mardi 21 février

Un transistor à un atome seulement… la porte s’ouvre vers les ordinateurs quantiques

La miniaturisation des transistors est ce qui a permis de passer des ordinateurs occupant des immeubles à tous vos iTrucs ou Galaxy machins. Cette évolution constante pour les transistors à donné naissance à la loi de Moore, qui dit que les capacités de calcul doublent tous les 18 mois. Eh bien c’est fini, il sera dur de faire plus petit que ça, puisqu’un transistor composé d’un atome de phosphore unique a été mis au point.

Ne vous emballez pas non plus, ce n’est pas la première fois qu’un transistor à un atome est mis au point, même si c’est de loin celui où l’atome peut être positionné le plus précisément, c’est d’ailleurs ce qui le rend potentiellement beaucoup plus utilisable.

Un transistor est très grossièrement un composant qui peut ou non laisser passer le courant de manière contrôlable. Un genre d’interrupteur contrôlé par deux électrodes, si une tension est appliquée sur les électrodes alors le courant pourra passer à travers le transistor, sinon non. En combinant plusieurs transistors il est possible de créer une logique et donc de réaliser des calculs.

Plus les transistors sont petits, plus vous pouvez en mettre par unité de surface, plus la vitesse de calcul sera grande.

Michelle Simmons, directrice du ARC Centre for Quantum Computation and Communication à l’University of New South Wales en Australie est à l’origine de ce projet publié dans Nature nanotechnologies.

Le transistor est donc composé de la manière suivante, un atome de phosphore est simplement fixé sur un plaque de silicium. Quatre électrodes de phosphore l’entourent. Si une tension est appliquée entre deux éléctrodes, l’atome de phosphore du milieu laisse passer le courant entre les deux autres. (voir l’image ci-dessous, volée au New Scientist)

C’est bien beau mais ce n’est pas encore demain la veille que nos ordinateurs intégreront ce genre de composants. En effet pour l’instant, pour fonctionner sans perdre d’électrons,  le transistor doit opérer en dessous de -196 degrés Celsius…

Vers les ordinateurs quantiques ?

Cette avancée permet aussi de rêver au développement d’ordinateurs quantiques à  grande échelle. En effet le spin de l’atome de phosphore au milieu du système pourrait faire office d’information de base (0, 1, ou les deux) ce qu’on appelle un qubit (quantum bit). Ce nouveau transistor ouvre la voie grâce à la précision avec laquelle les chercheurs ont réussit à placer l’atome, une caractéristique essentielle pour pouvoir l’utiliser comme qubit.

Ce n’est pas encore gagné pour autant… et pour commencer, personne n’est sur que la logique derrière les ordinateurs quantiques peut être réellement développée à grande échelle, puis il reste le challenge d’assembler plusieurs de ces transistors à un atome les uns aux autres pour pouvoir réellement s’en servir.

N’empêche, le futur frappe déjà à la porte et on est même pas demain. :)

(Pour plus d’infos sur les ordinateur quantiques, voir cet article)

[New Scientist] [Science Daily]

Créateur de Geek Café. Thésard flemmard spécialisé en procrastination, j’aime la science mais ce n’est pas toujours réciproque

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2 commentaires

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